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Engagements, solidarités, lien social : penser les mobilisations collectives en Russie. Ouverture du colloque.

2008-06-12

Description : Alors qu’il est devenu banal de parler de la faiblesse de la société civile en Russie, une série de mobilisations sociales se sont produites depuis 2005. Sans que l’on puisse parler de mouvements de masse, la Russie voit néanmoins se développer plusieurs fronts de protestation, mouvements de grèves et autres conflits du travail courant 2007, et d’autres plus modestes mais inscrits dans la durée sous forme de groupes d’initiatives citoyennes. Ces faits posent la question des mobilisations de leurs acteurs et du sens de ces mouvements dans un pays dont les structures institutionnelles sont réputées défavorables à l’émergence d’initiatives citoyennes autonomes. Ce colloque est issu pour partie d’une recherche qui a mobilisé plusieurs chercheurs pour un travail de terrain approfondi pendant trois ans sur les dynamiques des mobilisations sociales en Russie. A partir de l’analyse de cas empiriques, il propose un questionnement plus général en s’appuyant sur les apports de la sociologie contemporaine des mouvements sociaux, des logiques de l’engagement et de la constitution de sujets collectifs. En retour, l’analyse du terrain russe pourra servir à alimenter la réflexion générale sur les mobilisations sociales contemporaines. Mettant l’accent d’abord sur des problèmes sociaux proches de la vie quotidienne, les mobilisations observées en Russie se développent surtout à un niveau « micro », sont peu en lien les unes avec les autres, et naissent d’initiatives prises par des individus ou petits groupes peu ou pas habitués à un quelconque militantisme. A partir de ce constat, plusieurs questions peuvent être posées : - le processus de reconstitution du lien social sur la base d’une solidarité et d’une confiance plus générales que les micro-solidarités informelles ; - les conditions et les ressorts de l’engagement social, de la transformation des modes de pensée et d’agir d’individus socialement passifs, l’apprentissage de l’action collective, voire de l’apparition d’un sens citoyen. - la possibilité d’une montée en généralité, autour de l’élaboration d’un sens commun, ou de la référence à un bien commun attractif et mobilisateur pour une partie plus large de la société. Le colloque a été mis en place avec le soutien de l’IKD (Institut de l’action collective, Moscou), du Centre franco-russe de recherches en sciences sociales et humaines de Moscou, du CERCEC (EHESS/CNRS) et du CADIS (EHESS/CNRS).


https://hal-campusaar.archives-ouvertes.fr/medihal-01411840
Contributeur : Valérie Legrand <>
Soumis le : mercredi 7 décembre 2016 - 16:45:40
Dernière modification le : mardi 30 mai 2017 - 23:07:52