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Être dramaturge à la cour de Catherine II : Denis Fonvizine et l’institution du théâtre national en Russie. Colloque "Les écrivains à la cour en Europe (XVIe-XVIIIe siècles)" (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, 2008)

2008-09-25

Description : La littérature «moderne» s’est essentiellement développée dans les cours européennes du XVIe au XVIIIe siècles. Afin de mieux cerner les rapports entre hommes de lettres et gens de cour, le Centre d'étude sur l'Etat, la Société et la Religion en Europe, Moyen-Age et Temps modernes" (ESR) de l'université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et le Centre d’Etude de la Lan­gue et de la Lit­té­ra­ture Fran­çai­ses des XVIIe et XVIIIe siè­cles (CELLF 17-18) de l’uni­ver­sité Paris Sorbonne-Paris IV (Centre natio­nal de la recher­che scien­ti­fi­que) ont organisé, fin septembre 2008, un colloque à Versailles. Ce col­lo­que a eu pour but de mener une enquête sur le sta­tut, les fonc­tions et le rôle (sym­bo­li­ques ou réels) que les hom­mes de let­tres ont pu avoir dans le cadre des cours moder­nes. Au-delà d’une sim­ple appro­che socio­lo­gi­que de la lit­té­ra­ture, comme le fit naguère A. Viala en étudiant la « nais­sance de l’écrivain », en cen­trant le pro­pos sur l’espace spé­ci­fi­que de la cour, ces tra­vaux tirent parti des avan­cées actuel­les sur l’his­toire des cours, pour mieux com­pren­dre l’un des cadres majeurs où s’est déve­lop­pée la « lit­té­ra­ture » moderne. De Ronsard, "poète du Roi", à Voltaire, conseiller du Prince, à Paris comme à Berlin, en pas­sant par les « his­to­rio­gra­phes » Racine et Boileau, et sans oublier Saint-Évremond, qui occupa des fonctions auprès de la cour anglaise durant son exil, tou­tes ces figu­res ont déter­miné des confi­gu­ra­tions dif­fé­ren­tes de la fonc­tion de l’homme de let­tres auprès du monar­que. En France, la carrière de Benserade auprès de Louis XIV est exemplaire à bien des égards, mais la figure des prédicateurs de cour et celle des dra­ma­tur­ges pro­té­gés par le Prince est aussi évoquée. Il est également question des courtisans devenus écrivains, comme Saint-Simon, voire du monarque lui-même lorsqu’il se pique d’écrire, comme le mon­tre le cas exem­plaire de Frédéric II de Prusse. L’évocation de la cour de Catherine II ren­d sen­si­ble aussi le cosmopolitisme des écrivains qui la fréquentent. De fait, une pers­pec­tive com­pa­ra­tiste est néces­saire, car le sta­tut des "écrivains-cour­ti­sans" n’est pas homo­gène dans l’Europe moderne, des cours ita­lien­nes de la Renaissance aux cours alle­man­des des Lumières.


https://hal.campus-aar.fr/medihal-01527829
Contributeur : Peter Stockinger <>
Soumis le : jeudi 25 mai 2017 - 18:48:13
Dernière modification le : jeudi 29 mars 2018 - 10:16:02