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The Dragon-Heathen Allegory in Occitan Hagiography. Colloque "Nouvelle recherche en domaine occitan : approches interdisciplinaires" (organisateur: Institut d'Etudes Occitanes, Université d'Albi).

2009-09-11

Description : Peu nombreux sont ceux qui nieraient le délaissement du genre hagiographique par les études de littérature vernaculaire médiévale. Mais, alors que les Vies de saints en français et anglo-normand attirent de plus en plus l’attention, les Vies occitanes continuent d’être presque entièrement délaissées, marginalisées à l’intérieur d’une discipline marginalisée. Et pourtant, le corpus existant contient un nombre de merveilles littéraires, en plus des traductions supposées conformes des Vies latines. Considérant le nombre de Vies de saints occitanes qui nous est parvenu, il est remarquable d’observer combien contiennent une rencontre centrale entre un saint et un dragon. Les auteurs de langues vernaculaires traduisent, retravaillent et, bien souvent, s’étendent considérablement sur les représentations de l’adversaire monstrueux du saint qu’ils trouvent dans les Vies latines. Contrairement à son prédécesseur latin, par exemple, l’auteur occitan de la Vie de sainte Enimie, datant du début du XIIIe siècle, prend plaisir à décrire la corporalité du dragon alors que son sang est versé par l’évêque d’Yles; l’auteur de la version florentine du XIVe siècle de la Vie occitane de sainte Marguerite, pendant ce temps, prend chaque attribut du dragon, tel qu’il a été décrit dans la source latine et le développe. Mais les auteurs de langues vernaculaires doivent également prendre des décisions cruciales à propos de la symbolisation de leurs dragons: le dragon est-il simplement un symbole d’un ennemi païen, séculaire et oublié ou le monstre regroupe-t-il des ennemis plus contemporains, des musulmans rencontrés lors des croisades, des juifs ou même des groupes proto-nationaux? Dans cette communication interdisciplinaire, j’examinerai dans quelles mesures les représentations visuelles des dragons trouvées dans les manuscrits des XIIIe et XIVe siècles, et les bestiaires en particulier, complètent notre conception du symbolisme du dragon dans les Vies occitanes de sainte Enimie, de saint Georges, saint Honorat et de sainte Marguerite. L’hagiographie est souvent considérée comme un genre conservateur mais la communauté fondée lorsqu’un saint pourfend un dragon est fluide et a un besoin constant de désigner et de re-désigner ses Autres hostiles.


https://hal.campus-aar.fr/medihal-01537186
Contributeur : Peter Stockinger <>
Soumis le : lundi 12 juin 2017 - 14:20:22
Dernière modification le : jeudi 10 mai 2018 - 12:36:10